Mariah Carey (née le 27 mars 1970 à Long Island, dans la banlieue de New York) est une chanteuse pop américaine, (son style musical prend aussi diverses directions comme le R'n'B, le gospel, le rap ou encore les ballades), ainsi qu'une réalisatrice-artistique et une actrice de cinéma.
Auteur-compositeur de la plupart de ses chansons, elle est selon le magazine Billboard l'interprète la plus populaire des années quatre-vingt-dix aux États-Unis[1].
Mariah Carey est née d'un père d'origine Afro-vénézuélienne, Alfred Roy Carey, et d'une mère d'origine irlandaise, Patricia Hickey, professeur de chant et chanteuse d'opéra[2]. Mariah a une s½ur aînée, Alison (née en 1959) et un frère aîné, Morgan (né en 1961).
L'enfance de Mariah (1970-1989)
Selon les biographies officielles, Mariah aurait eu une enfance difficile et douloureuse. En effet, installée avec sa famille dans un quartier blanc, chaque communauté vivant séparément aux Etats-Unis, elle doit faire face au racisme et à la haine de certains membres de cette communauté qui voient alors d'un mauvais ½il le mariage de sa mère avec un homme noir, d'ailleurs, la grand-mère de Patricia Hickley renie cette dernière après son mariage avec le père de Mariah. Les parents de Mariah, n'ayant plus les ressources intérieures pour supporter davantage cette vie, divorcent alors que Mariah n'a que trois ans : Alison part vivre avec son père tandis que Mariah est confiée avec son frère à sa mère[3].
Celle-ci lui donne des cours de chant dès l'âge de quatre ans. Pour faire face aux difficultés de son enfance - racisme et pauvreté - Mariah ne cesse de développer son talent artistique, se réfugiant dans le monde qu'elle s'est construit par le biais du chant et écrivant ses propres textes dès le lycée. Elle fut d'ailleurs surnommée « Le Mirage » à cause de sa faible présence à l'école due au fait qu'elle était en train de travailler sur ses créations musicales. Après avoir obtenu l'équivalent du baccalauréat, elle s'installe à Manhattan où, pour gagner sa vie, elle accepte de petits boulots. C'est durant ces années qu'elle fait une rencontre qui va s'avérer décisive avec un ami de son frère, Ben Margulies. Musicien de formation, il travaille avec Mariah sur des compositions tandis qu'elle écrit les textes et les interprète. Parallèlement, Mariah devient choriste de Brenda K. Starr, ce qui va lui permettre de rencontrer son futur mentor.
Premiers succès commerciaux (1990-1992)
Lors d'une soirée réunissant des personnalités du monde musical américain, Brenda K. Starr la présente à Tommy Mottola (responsable de la maison de disques Sony Music) et lui remet une maquette des chansons qu'elle a réalisées. Après avoir écouté la maquette, Tommy Mottola est sûr d'avoir découvert un talent exceptionnel ; il propose alors à Mariah Carey un contrat de dix albums avec sa maison de disque. En 1990 le premier album de Mariah Carey sort. Intitulé Mariah Carey, il se transforme très rapidement en un véritable succès, restant onze semaines en tête du billboard US[4]. Les singles Vision of Love, Love Takes Time, Someday et I Don't Wanna Cry sont tous classés no 1 des charts US[5]. L'album Mariah Carey se serait vendu à près de 13,5 millions d'albums dans le monde entier[6].
En 1991, Mariah sort son deuxième album studio Emotions qui connaît un vif succès également avec 8 millions d'exemplaires vendus[6]. Ce qui n'empêche pas le premier single (éponyme) issu de ce nouvel opus Emotions de se classer no 1 des charts américains[5] et japonais. Mariah établit ainsi un premier record en devenant la seule artiste à classer ses cinq premiers singles à la première place des charts[réf. nécessaire]. C'est durant cette même année, que Mariah reçoit ses premières récompenses : deux Grammy Awards. Quant à sa vie privée, elle commence à entretenir une relation avec Tommy Mottola.
Pour faire face aux ragots colportés par la critique américaine qui sous-entend que Mariah ne serait qu'une usurpatrice incapable de chanter ses chansons en concert, Mariah décide de participer à l'émission MTV Unplugged à laquelle elle est invitée. Elle y interprète en live ses premiers succès : Emotions, If It's Over, Someday, Vision Of Love, Make It Happen, et Can't Let Go, ainsi qu'une reprise des Jackson Five : I'll Be There. La production de l'émission impressionnée par la prestation de Mariah décide de sortir un album et une vidéo de sa prestation le 20 juin 1992. Le single tiré de cet album, I'll Be There, se classe no 1 des charts US[5]. Le titre est également no 1 au Canada[réf. nécessaire], devenant la 3e chanson de Mariah à atteindre la première place dans ce pays. Les ventes de MTV Unplugged sont estimées à 6,5 millions d'exemplaires[6].
Un succès international (1993-1996)
En 1993, Mariah épouse Tommy Mottola et sort son quatrième album, Music Box, qui révèle Mariah Carey à travers le monde. Les deux premiers singles de l'album, Dreamlover et Hero se classent tous deux premiers des charts US[5]. Dreamlover devient no 1 au Canada. Suivent une reprise de Without You le tube d'Harry Nilsson et Anytime You Need A Friend, ce dernier étant un morceau très gospel, un style que Mariah Carey affectionne tout particulièrement. À noter que Without You est le plus gros succès de Mariah Carey en Europe[réf. nécessaire]. Il fut no 1 dans de très nombreux pays : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Suisse, Pays-Bas, Belgique, Finlande, Suède, Autriche... Il se serait vendu à 30 millions d'albums dans le monde entier selon le site officiel de la chanteuse[7]. Elle entreprend alors sa première tournée, le « Music Box Tour », qui se situe exclusivement aux États-Unis.
En 1994 sort l'album de chansons de Noël Merry Christmas. Le premier single de cet album All I Want For Christmas Is You obtient un succès rare pour une chanson de Noël mais c'est au Japon que l'impact de cette chanson est le plus important puisqu'il s'agit du plus gros succès de Mariah en tant que singles. La chanson est devenue culte dans le monde entier, se classant tous les Noël dans le Top 10 des chansons les plus téléchargées sur iTunes et réintégrant les charts nationaux et internationaux[réf. nécessaire]. L'album se serait vendu à 12 millions d'exemplaires[6].
En 1995, Mariah sort son sixième album studio Daydream. Très attendu, suite au carton de Music Box et à cause de sa toute nouvelle renommée mondiale, l'album ne déçoit pas, devenant entre autre son plus gros succès commercial aux États-Unis. L'album est plus hip-hop et branché RnB. Le single Fantasy atteint directement la 1re place du Billboard[5] et y reste huit semaines. Cependant, le plus gros succès de cet album, et également le plus gros succès de tous les temps des charts US[réf. nécessaire], est One Sweet Day (interprétée en duo avec les Boyz II Men) qui reste seize semaines no 1. Le dernier single distribué sur le marché américain, Always Be My Baby, atteint lui aussi le plus haut sommet du Billboard. L'album a eu un énorme succès dans le monde. Mariah s'engage alors dans une nouvelle mini-tournée : le « Daydream Tour ». Cette fois-ci, le Japon (trois dates à Tokyo), les Pays-Bas, l'Angleterre, la France et l'Allemagne sont les heureux chanceux. Au final, Daydream se serait vendu à 20 millions d'exemplaires[6].
L'indépendance de Mariah (1997-2000)
Mariah Carey en 1998Elle divorce en 1997 de Tommy Mottola : la jalousie excessive de son mari et son emprise sur les choix de carrière de Mariah ont totalement étouffé la chanteuse. Sa volonté de s'émanciper de son compagnon - qui est allé jusqu'à la faire suivre et la mettre sur écoute – l'a poussée à la rupture. Elle sort la même année Butterfly et le papillon devient alors le symbole de sa liberté recouvrée.
Dans cet album, que Mariah considère comme un tournant important de sa carrière, figurent deux titres classés no 1 dans les charts américains : Honey ainsi que My All[5]. L'évolution de Mariah n'est pas que musicale : abonnée au col roulé à la demande express de son ex-mari, elle commence à adopter un nouveau style de vêtement bien plus sexy (mini-jupes, petit haut). Mariah entama sa troisième tournée : le « Butterfly Tour ». Fidèle à ses habitudes, peu de pays seront visités : l'Australie, le Japon (où elle bat des records de billets vendus), Taïwan et Hawaï (show mémorable selon Mariah qui le cite souvent comme étant son concert favori). D'après certaines critiques américaines l'album est un album de transition vers le R&B. Les ventes de « Butterfly » sont estimées à 10 millions d'exemplaires[6].
Mariah Carey en 1998En 1998 sort la première compilation des meilleures chansons de Mariah Carey, l'album #1's. Sur cet opus, on peut trouver tous les singles no 1 de Mariah, trois duos que sont When You Believe avec Whitney Houston (B.O. du dessin animé Le Prince d'Égypte), qui est no 1 au Japon et en Espagne, Whenever You Call avec Brian McKnight, et Sweetheart en duo avec Jermaine Dupri, ainsi que deux reprises : Do You Know Where You're Going To (Theme from Mahogany) et I Still Believe, chanson de Brenda K Starr dont elle a été la choriste, lui rendant ainsi hommage. Dans le monde, 15 millions d'exemplaires de #1's auraient été vendus[6]. Cette anthologie clôt la première partie de carrière de Mariah Carey.
En 1999, Mariah sort l'album Rainbow dont le premier single Heartbreaker, duo avec Jay-Z, se classe no 1 du Billboard[5]. Le changement de look est total et Mariah lance elle-même une nouvelle mode : le jean coupé au niveau de la taille. Suivent Thank God I Found You en duo avec le chanteur R&B Joe (qui se hisse à la première place des charts US[5] devenant le 15e no 1 de Mariah dans son pays natal), Can't Take That Away, Crybaby et Against All Odds (reprise de Phil Collins qui est no 1 en Angleterre et au Brésil). L'album se vendit à 8 millions d'exemplaires[6]. Elle fait ainsi pour la première fois une véritable tournée mondiale : le « Rainbow Tour ». Trois continents (l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie) ont pu acclamer la diva. Toutefois de nombreuses critiques reprochèrent à Mariah Carey une voix plus que fatiguée durant cette tournée. Enfin, Mariah Carey serait la plus grande vendeuse de la décennie 1990-2000, avec à l'époque 140 millions d'albums d'après les World Music Awards
Déconvenues commerciales et privées (2000-2001)
En 2001, Mariah ne renouvelle pas son contrat avec Sony Music, la maison de ses débuts, toujours dirigée d'une poigne de fer par son ex-mari Tommy Mottola ; elle signe chez Virgin Records pour cinq albums contre la somme de 90 millions de dollars[8].
Elle se met au travail pour un film et un album qui se nomment tout deux Glitter. Le projet, longtemps travaillé - plus de trois ans - par Mariah Carey elle-même, lui échappe peu à peu (selon ses propres dires) et devient son premier flop : entre 2[8] et 2,8[6] millions d'exemplaires dans le monde ; et une 11e place au box office des États-Unis. Mariah gagne un Razzie Awards comme pire actrice de l'année pour sanctionner sa prestation dans ce film semi-autobiographique. Malgré une 2e place au Billboard US avec le très controversé titre Loverboy, Mariah Carey n'est soudainement plus soutenue par les radios américaines et la presse s'acharne contre elle. D'autres singles sortent comme Never Too Far qui est no 1 au Brésil, ainsi que Don't Stop (encore no 1 au Brésil, ainsi qu'aux Philippines), mais hormis quelques succès dans certains pays, ils passent inaperçus.
Suite aux tragiques évènements du 11 septembre, Mariah compose un medley entre deux de ses chansons, intitulé Never Too Far/Hero. Le titre est no 3 des ventes aux États-Unis mais n'atteint que la 81e position du Billboard Hot 100[5] à cause de diffusions radios inexistantes. Au Japon, la chanson se classe 5e tandis que Loverboy cartonne dans le pays à la 1re place. Mariah obtient tout de même un Award aux États-Unis pour Loverboy car le titre, qui a été no 2 du Hot 100[5] est devenu le single le plus vendu en 2001 aux États-Unis[réf. nécessaire]. La même année sort une anthologie intitulée Greatest Hits sous le label Sony Music, son ancienne maison de disque. Mariah ne peut interdire la sortie de cet opus qui s'écoule à environ 4,8 millions d'exemplaires au total[6], en ajoutant le renouveau des ventes en 2005.
En octobre 2001, Mariah est hospitalisée suite à une dépression nerveuse (l'empêchant ainsi de promouvoir la BO de Glitter à travers le monde). Elle, qui a été si longtemps considérée par la presse américaine comme la « petite cendrillon de l'Amérique » et qui a été le modèle vocal de toutes les jeunes artistes dites « à voix », vit ses heures les plus noires : les médias s'attaquent à ses goûts vestimentaires, à son physique, à ses envies de carrière cinématographique. On parle même de tentative de suicide, ce que Mariah nie par la suite ; la diva se réfugie ainsi chez sa mère. Pour clore cette période difficile, son père, avec qui elle tentait de lier à nouveau des liens solides, meurt.
Sur le sentier de la reconquête (2002-2004)
Mariah Carey, remerciée à l'amiable par Virgin, signe en mai 2002 un contrat chez Universal et crée son propre label MonarC. Elle joue dans un film intitulé Wisegirls qui, contrairement à Glitter, reçoit de très bonnes critiques : Mariah crée la surprise en jouant le rôle d'un dealer de drogue. Son jeu d'actrice fut fortement apprécié lors du célèbre Festival International du Film de Toronto où le film fut présenté.
Fin 2002, elle sort Charmbracelet, album principalement dédié à son père dont sont extraits les singles Through The Rain (no 1 en Espagne et aux Philippines, no 7 en Italie et en Suisse, no 8 au Royaume-Uni), Boy (I Need You), I Know What You Want (un featuring avec Busta Rhymes, gros et unique réel succès mondial de cet opus) et Bringin' On The Heartbreak (no 1 aux Philippines). L'album sera vendu à 3,1 millions d'exemplaires[6]. Cet album, attendu par la critique après le premier échec, est à nouveau un demi-flop. Mais le but de cet album n'était pas commercial : il est dédié à son père et consacré à tous les admirateurs de la chanteuse, qui l'ont ainsi soutenu pendant sa période de dépression.
Mariah entame alors une tournée marathon de 69 dates : le Charmbracelet Tour, dont certains spectacles en Chine et en Malaisie, pays peu souvent visités par les artistes.
En octobre 2003, Sony, son ancienne maison de disque, sort un album de remixes intitulé The Remixes. Cet album qui devient définitivement un collector, selon les dires de la chanteuse, contient de nombreux no 1 des clubs US[réf. nécessaire], et s'écoule à près de 800 000 exemplaires dans le monde[6]. Mariah n'aurait pas participé à la promotion de cet album et aurait aggravé ses mauvaises relations avec Sony ; cependant, lors d'une interview, il a été suggéré qu'elle a participé à l'élaboration de ce collector.
Le retour depuis 2005
Mariah Carey en 2006 au Grammy AwardsMalgré les échecs qu'elle rencontre, Mariah Carey travaille d'arrache-pied en 2004 pour réaliser son nouvel album. C'est en collaboration avec les plus grands noms du R&B et du rap américain (Jermaine Dupri, The Neptunes, Snoop Dogg, Pharell Williams, Kanye West, ...) qu'elle achève un album concept, le plus travaillé de toute sa carrière - selon ses dires - après son premier album éponyme. The Emancipation of Mimi, sorti le 12 avril 2005, est annoncé comme « Le retour de LA Voix » (The return of THE Voice) par les médias américains, acclamant le dernier album de Mariah Carey comme étant son grand retour sur la scène internationale après les échecs commerciaux de Glitter et de Charmbracelet. La réapparition de Mariah Carey après plus d'une année d'absence complète des projecteurs, ainsi que la qualité de ses performances vocales lors du Charmbracelet Tour, lui permettent d'être fortement plébiscitée par le public. Ainsi Mimi débute à la première place des ventes d'albums aux États-Unis[4] la première semaine avec des ventes de plus de 404 000 exemplaires (le meilleur chiffre de ventes de Mariah Carey en carrière pour une première semaine) et son album devient le plus vendu aux États-Unis au cours de l'année 2005[9] en devenant sept fois disque de platine.
Le premier single issu de l'album est It's Like That. Le titre, sorti quasiment partout dans le monde, devient no 1 au Japon, en Israël, en Croatie, à Taïwan, à Hong-Kong et aux Philippines. Mais c'est avec le deuxième single de l'album, We Belong Together, que la chanteuse signe sans conteste son retour. Bénéficiant d'une large diffusion au sein des radios américaines, il devient le 16e single de Mariah Carey à atteindre la première place du Hot 100[5] (son premier depuis Thank God I Found You sorti en 2000). Cette chanson est devenue la plus diffusée de l'histoire de la musique américaine (battant le record accompli par Mario et son titre « Let Me Love You » sorti quelques mois plus tôt). Avec le succès de son album et de ses singles, Mariah Carey décide de se faire plaisir en sortant la chanson qu'elle préfère sur ''The Emancipation of Mimi : Shake It Off. Ce titre - qui ne sort qu'aux États-Unis et dans les pays anglophones - cartonne : il atteint la 2e place aux États-Unis[5] juste derrière We Belong Together faisant de Mariah Carey la première artiste à classer deux titres au sommet des charts américains en même temps. Son 4e single Don't Forget About Us ne dément pas le retour de Mariah Carey et devient sa 17e chanson à être no 1 aux États-Unis et au Brésil[5]. Ce titre apparaît sur la réédition de The Emancipation of Mimi, sortie le 15 novembre aux États-Unis et qui comporte quatre titres bonus. En 2006, elle tourne le clip de say something à Paris.
La chanteuse reçoit une trentaine de récompenses pour cet opus. C'est incontestablement un retour au sommet pour celle que tous pensaient sur le déclin. De plus, Mimi s'engage dans la foulée dans une nouvelle tournée baptisée : « The Adventures of Mimi : The Voice, The Hits, The Tour » qui débute en Tunisie le 22 juillet 2006, visitant ainsi pour la première fois le continent africain. La diva régnant à nouveau sur l'industrie du disque, le monde de la publicité lui offre (de nouveau) de gros contrats : c'est ainsi que Mariah Carey participe à une publicité pour la marque Intel et qu'elle devient la nouvelle égérie de Pepsi et Gillette Venus (Mariah Carey s'est d'ailleurs vu remettre le prix « Legs of Goddess » à traduire par « Jambes de Déesses » à New York). La belle aussi crée une vingtaine de sonneries pour téléphones à la demande la marque Motorola. Ensuite Mariah Carey devient la nouvelle égérie de la marque italienne Pinko[10], qui a notamment compté dans ses rangs Naomi Campbell et Eva Herzigova. En août 2006, Def Jam a rapporté que l'album « The Emancipation of Mimi » s'était écoulé à près de 10 millions d'exemplaires dans le monde[7],[6].
Elle prépare son grand retour au cinéma dans un film nommé Tennessee dont le tournage s'est terminé en mars 2007. En août 2007 est commercialisé aux États-Unis son parfum M By Mariah Carey, et dès septembre celui-ci est lancé avec succès dans le monde entier. La fin de l'année 2007 est chargée pour la diva : elle se consacre au tournage d'un nouveau film (dans lequel elle interprète son propre rôle) intitulé You Don't Mess with the Zohan, mais aussi à la préparation d'un nouvel album (produit par Jermaine Dupri), qui se nomme E=MC² prévu initialement pour le mois de novembre 2007, puis repoussé au 15 avril 2008. Le premier single extrait de l'album est Touch My Body.
Aux États-Unis, l'ensemble des albums de Mariah Carey est certifié à hauteur de 62,5 millions[11]. En 2003, d'après les World Music Award, elle avait vendu plus de 155 millions d'albums. Enfin, Mariah Carey a fini de travailler sur le film Tennessee. Quant au double DVD de sa tournée de 2006 - « The Adventures of Mimi Tour » -, il est sorti en novembre 2007 en France. En 2008, ses ventes d'albums sont certifiées à 165 millions d'exemplaires sans le comptage des ventes de singles.
Mariah Carey en 2008 avec T-Pain interprétant le tube "Migrate"Après près de 3 ans d'absence, Mariah Carey sort enfin sont nouvel album intitulé E=MC². L'album très hétéroclite, remporte un énorme succès aux USA, avec dès la semaine de sa sortie 463 000 ventes[12], devenant ainsi le 6e album de Mariah Carey no 1 aux Billboard 200[4] et y restera 2 semaines. Le 1er single Touch My Body, sera lui aussi no 1[5] pendant 2 semaines. Mariah Carey s'est lancée dans une tournée promotionnelle aux USA (Los Angeles, New York), en Europe (France, Allemagne, Angleterre) au Japon et en Chine. Elle devrait aussi allé prochainement encore en Europe en Angleterre, à Londres et en France, à Monaco.
Le 30 avril 2008[13], Mariah Carey s'est mariée, aux Bahamas, avec l'acteur et musicien Nick Cannon de 10 ans son cadet.
Accomplissements artistiques
Sa voix
Mariah Carey est une chanteuse de type soprano coloratura. C'est notamment grâce à sa maîtrise de la voix de sifflet, mécanisme III), que Mariah Carey réussit à atteindre des notes exceptionnellement aiguës. La différence entre sa note la plus aigüe (le sol dièse de la 7e octave), qu'elle a réalisé par deux fois sur le titre Emotions lors des MTV Awards de 1991, mais quotidiennement elle ne dépasse pas le Mi du 7e octave, et sa note la plus grave (le do d'ouverture du 3e octave, entendu dans plusieurs de ses chansons, notamment My All et You and I, un hommage à Stevie Wonder - 2003 ou bien lors du Superbowl aux USA en février 2002) est de 33 notes. Son étendue vocale est ainsi estimée à 5 octaves. Elle a été citée dans le livre des records[réf. nécessaire] pour être la seule personne à avoir poussé la note du sol du 7eoctave. Elle a vu son record dépassé par Georgia Brown.
Distinctions artistiques
1 Special Achievement Award aux World Music Awards de Monaco (2008)
American Heroes Award (2003, 2005)
American Music Award (1991, 1992, 2 x 1993, 1995, 2 x 1996, 1998, 2000, 2005)
Aretha Franklin Award (1998)
ASCAP Pop Award (1997)
Australien Record Industry Association Award (3 x 1994)
Bambi (2005)
Billboard Music Award (6 x 1991, 2 x 1992, 1993, 4 x 1996, 1998, 1999, 2002, 5 x 2005)
Blockbuster Award (1995, 2 x 1996, 1997, 1999, 2000)
BMI Pop Award (4 x 1991, 1992, 3 x 1993, 1994, 3 x 1995, 1996, 4 x 1997, 1998, 4 x 1999)
Capital FM Music Award (2005)
DMX Music Award (2000)
Echo Meilleur Artiste(1995)
Grammy (2 x 1991, 3 x 2006)
Groovevolt Award (4 x 2004, 2005, 6 x 2006)
Howard Humanitarian Award of Congressional Award Foundation (1999)
International Achievement In Arts Award (1998)
Jammy Award (4 x 2006)
Lady of Soul Award (2 x 2005)
Long Island Music Award (1998)
Make-A-Wish Foundation's 2000 Chris Grecius (2001)
MTV Asia Lifetime Achievement Award (2004)
MTV European Music Award (1994)
MTV India Award (2005)
MTV Music Video Award (2005)
MTV Total Request Live Award (2003, 2006)
NAACP Image Award (1999, 2006)
National Dance Music Award (3 x 1996)
New York City Music Award (1991, 2003)
NRJ Music Awards (2000, 2003)
Otto Award Bravo Magazin (1994, 1995, 1996, 1997)
Quincy Jones Award (2003)
Radio 100 Kiss Award (2005)
Radio Music Award (2001, 4 x 2005)
Recording Academy Honors for outstanding achievements XM Nation Music Award (2005)
Recording Industry Association of America commemorative award (2003)
Rockefeller Center Award (2x 1994)
Rolling Stone Award (1991)
Smash Hits Award (1994, 1995)
Soul Train Award (3 x 1990, 2x 2006)
Teen Choice Award (2 x 2005)
The Reign Outstanding Achievement Award (2005)
VH-1 Award (1997)
VIBE Award (4 x 2005)
Virgin Media Music Awards : Best Comeback (2008)
World Music Award (3 x 1995, 4 x 1996, 2 x 1998, 2 x 2000, 2003, 4 x 2005)
Auteur-compositeur de la plupart de ses chansons, elle est selon le magazine Billboard l'interprète la plus populaire des années quatre-vingt-dix aux États-Unis[1].
Mariah Carey est née d'un père d'origine Afro-vénézuélienne, Alfred Roy Carey, et d'une mère d'origine irlandaise, Patricia Hickey, professeur de chant et chanteuse d'opéra[2]. Mariah a une s½ur aînée, Alison (née en 1959) et un frère aîné, Morgan (né en 1961).
L'enfance de Mariah (1970-1989)
Selon les biographies officielles, Mariah aurait eu une enfance difficile et douloureuse. En effet, installée avec sa famille dans un quartier blanc, chaque communauté vivant séparément aux Etats-Unis, elle doit faire face au racisme et à la haine de certains membres de cette communauté qui voient alors d'un mauvais ½il le mariage de sa mère avec un homme noir, d'ailleurs, la grand-mère de Patricia Hickley renie cette dernière après son mariage avec le père de Mariah. Les parents de Mariah, n'ayant plus les ressources intérieures pour supporter davantage cette vie, divorcent alors que Mariah n'a que trois ans : Alison part vivre avec son père tandis que Mariah est confiée avec son frère à sa mère[3].
Celle-ci lui donne des cours de chant dès l'âge de quatre ans. Pour faire face aux difficultés de son enfance - racisme et pauvreté - Mariah ne cesse de développer son talent artistique, se réfugiant dans le monde qu'elle s'est construit par le biais du chant et écrivant ses propres textes dès le lycée. Elle fut d'ailleurs surnommée « Le Mirage » à cause de sa faible présence à l'école due au fait qu'elle était en train de travailler sur ses créations musicales. Après avoir obtenu l'équivalent du baccalauréat, elle s'installe à Manhattan où, pour gagner sa vie, elle accepte de petits boulots. C'est durant ces années qu'elle fait une rencontre qui va s'avérer décisive avec un ami de son frère, Ben Margulies. Musicien de formation, il travaille avec Mariah sur des compositions tandis qu'elle écrit les textes et les interprète. Parallèlement, Mariah devient choriste de Brenda K. Starr, ce qui va lui permettre de rencontrer son futur mentor.
Premiers succès commerciaux (1990-1992)
Lors d'une soirée réunissant des personnalités du monde musical américain, Brenda K. Starr la présente à Tommy Mottola (responsable de la maison de disques Sony Music) et lui remet une maquette des chansons qu'elle a réalisées. Après avoir écouté la maquette, Tommy Mottola est sûr d'avoir découvert un talent exceptionnel ; il propose alors à Mariah Carey un contrat de dix albums avec sa maison de disque. En 1990 le premier album de Mariah Carey sort. Intitulé Mariah Carey, il se transforme très rapidement en un véritable succès, restant onze semaines en tête du billboard US[4]. Les singles Vision of Love, Love Takes Time, Someday et I Don't Wanna Cry sont tous classés no 1 des charts US[5]. L'album Mariah Carey se serait vendu à près de 13,5 millions d'albums dans le monde entier[6].
En 1991, Mariah sort son deuxième album studio Emotions qui connaît un vif succès également avec 8 millions d'exemplaires vendus[6]. Ce qui n'empêche pas le premier single (éponyme) issu de ce nouvel opus Emotions de se classer no 1 des charts américains[5] et japonais. Mariah établit ainsi un premier record en devenant la seule artiste à classer ses cinq premiers singles à la première place des charts[réf. nécessaire]. C'est durant cette même année, que Mariah reçoit ses premières récompenses : deux Grammy Awards. Quant à sa vie privée, elle commence à entretenir une relation avec Tommy Mottola.
Pour faire face aux ragots colportés par la critique américaine qui sous-entend que Mariah ne serait qu'une usurpatrice incapable de chanter ses chansons en concert, Mariah décide de participer à l'émission MTV Unplugged à laquelle elle est invitée. Elle y interprète en live ses premiers succès : Emotions, If It's Over, Someday, Vision Of Love, Make It Happen, et Can't Let Go, ainsi qu'une reprise des Jackson Five : I'll Be There. La production de l'émission impressionnée par la prestation de Mariah décide de sortir un album et une vidéo de sa prestation le 20 juin 1992. Le single tiré de cet album, I'll Be There, se classe no 1 des charts US[5]. Le titre est également no 1 au Canada[réf. nécessaire], devenant la 3e chanson de Mariah à atteindre la première place dans ce pays. Les ventes de MTV Unplugged sont estimées à 6,5 millions d'exemplaires[6].
Un succès international (1993-1996)
En 1993, Mariah épouse Tommy Mottola et sort son quatrième album, Music Box, qui révèle Mariah Carey à travers le monde. Les deux premiers singles de l'album, Dreamlover et Hero se classent tous deux premiers des charts US[5]. Dreamlover devient no 1 au Canada. Suivent une reprise de Without You le tube d'Harry Nilsson et Anytime You Need A Friend, ce dernier étant un morceau très gospel, un style que Mariah Carey affectionne tout particulièrement. À noter que Without You est le plus gros succès de Mariah Carey en Europe[réf. nécessaire]. Il fut no 1 dans de très nombreux pays : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Suisse, Pays-Bas, Belgique, Finlande, Suède, Autriche... Il se serait vendu à 30 millions d'albums dans le monde entier selon le site officiel de la chanteuse[7]. Elle entreprend alors sa première tournée, le « Music Box Tour », qui se situe exclusivement aux États-Unis.
En 1994 sort l'album de chansons de Noël Merry Christmas. Le premier single de cet album All I Want For Christmas Is You obtient un succès rare pour une chanson de Noël mais c'est au Japon que l'impact de cette chanson est le plus important puisqu'il s'agit du plus gros succès de Mariah en tant que singles. La chanson est devenue culte dans le monde entier, se classant tous les Noël dans le Top 10 des chansons les plus téléchargées sur iTunes et réintégrant les charts nationaux et internationaux[réf. nécessaire]. L'album se serait vendu à 12 millions d'exemplaires[6].
En 1995, Mariah sort son sixième album studio Daydream. Très attendu, suite au carton de Music Box et à cause de sa toute nouvelle renommée mondiale, l'album ne déçoit pas, devenant entre autre son plus gros succès commercial aux États-Unis. L'album est plus hip-hop et branché RnB. Le single Fantasy atteint directement la 1re place du Billboard[5] et y reste huit semaines. Cependant, le plus gros succès de cet album, et également le plus gros succès de tous les temps des charts US[réf. nécessaire], est One Sweet Day (interprétée en duo avec les Boyz II Men) qui reste seize semaines no 1. Le dernier single distribué sur le marché américain, Always Be My Baby, atteint lui aussi le plus haut sommet du Billboard. L'album a eu un énorme succès dans le monde. Mariah s'engage alors dans une nouvelle mini-tournée : le « Daydream Tour ». Cette fois-ci, le Japon (trois dates à Tokyo), les Pays-Bas, l'Angleterre, la France et l'Allemagne sont les heureux chanceux. Au final, Daydream se serait vendu à 20 millions d'exemplaires[6].
L'indépendance de Mariah (1997-2000)
Mariah Carey en 1998Elle divorce en 1997 de Tommy Mottola : la jalousie excessive de son mari et son emprise sur les choix de carrière de Mariah ont totalement étouffé la chanteuse. Sa volonté de s'émanciper de son compagnon - qui est allé jusqu'à la faire suivre et la mettre sur écoute – l'a poussée à la rupture. Elle sort la même année Butterfly et le papillon devient alors le symbole de sa liberté recouvrée.
Dans cet album, que Mariah considère comme un tournant important de sa carrière, figurent deux titres classés no 1 dans les charts américains : Honey ainsi que My All[5]. L'évolution de Mariah n'est pas que musicale : abonnée au col roulé à la demande express de son ex-mari, elle commence à adopter un nouveau style de vêtement bien plus sexy (mini-jupes, petit haut). Mariah entama sa troisième tournée : le « Butterfly Tour ». Fidèle à ses habitudes, peu de pays seront visités : l'Australie, le Japon (où elle bat des records de billets vendus), Taïwan et Hawaï (show mémorable selon Mariah qui le cite souvent comme étant son concert favori). D'après certaines critiques américaines l'album est un album de transition vers le R&B. Les ventes de « Butterfly » sont estimées à 10 millions d'exemplaires[6].
Mariah Carey en 1998En 1998 sort la première compilation des meilleures chansons de Mariah Carey, l'album #1's. Sur cet opus, on peut trouver tous les singles no 1 de Mariah, trois duos que sont When You Believe avec Whitney Houston (B.O. du dessin animé Le Prince d'Égypte), qui est no 1 au Japon et en Espagne, Whenever You Call avec Brian McKnight, et Sweetheart en duo avec Jermaine Dupri, ainsi que deux reprises : Do You Know Where You're Going To (Theme from Mahogany) et I Still Believe, chanson de Brenda K Starr dont elle a été la choriste, lui rendant ainsi hommage. Dans le monde, 15 millions d'exemplaires de #1's auraient été vendus[6]. Cette anthologie clôt la première partie de carrière de Mariah Carey.
En 1999, Mariah sort l'album Rainbow dont le premier single Heartbreaker, duo avec Jay-Z, se classe no 1 du Billboard[5]. Le changement de look est total et Mariah lance elle-même une nouvelle mode : le jean coupé au niveau de la taille. Suivent Thank God I Found You en duo avec le chanteur R&B Joe (qui se hisse à la première place des charts US[5] devenant le 15e no 1 de Mariah dans son pays natal), Can't Take That Away, Crybaby et Against All Odds (reprise de Phil Collins qui est no 1 en Angleterre et au Brésil). L'album se vendit à 8 millions d'exemplaires[6]. Elle fait ainsi pour la première fois une véritable tournée mondiale : le « Rainbow Tour ». Trois continents (l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie) ont pu acclamer la diva. Toutefois de nombreuses critiques reprochèrent à Mariah Carey une voix plus que fatiguée durant cette tournée. Enfin, Mariah Carey serait la plus grande vendeuse de la décennie 1990-2000, avec à l'époque 140 millions d'albums d'après les World Music Awards
Déconvenues commerciales et privées (2000-2001)
En 2001, Mariah ne renouvelle pas son contrat avec Sony Music, la maison de ses débuts, toujours dirigée d'une poigne de fer par son ex-mari Tommy Mottola ; elle signe chez Virgin Records pour cinq albums contre la somme de 90 millions de dollars[8].
Elle se met au travail pour un film et un album qui se nomment tout deux Glitter. Le projet, longtemps travaillé - plus de trois ans - par Mariah Carey elle-même, lui échappe peu à peu (selon ses propres dires) et devient son premier flop : entre 2[8] et 2,8[6] millions d'exemplaires dans le monde ; et une 11e place au box office des États-Unis. Mariah gagne un Razzie Awards comme pire actrice de l'année pour sanctionner sa prestation dans ce film semi-autobiographique. Malgré une 2e place au Billboard US avec le très controversé titre Loverboy, Mariah Carey n'est soudainement plus soutenue par les radios américaines et la presse s'acharne contre elle. D'autres singles sortent comme Never Too Far qui est no 1 au Brésil, ainsi que Don't Stop (encore no 1 au Brésil, ainsi qu'aux Philippines), mais hormis quelques succès dans certains pays, ils passent inaperçus.
Suite aux tragiques évènements du 11 septembre, Mariah compose un medley entre deux de ses chansons, intitulé Never Too Far/Hero. Le titre est no 3 des ventes aux États-Unis mais n'atteint que la 81e position du Billboard Hot 100[5] à cause de diffusions radios inexistantes. Au Japon, la chanson se classe 5e tandis que Loverboy cartonne dans le pays à la 1re place. Mariah obtient tout de même un Award aux États-Unis pour Loverboy car le titre, qui a été no 2 du Hot 100[5] est devenu le single le plus vendu en 2001 aux États-Unis[réf. nécessaire]. La même année sort une anthologie intitulée Greatest Hits sous le label Sony Music, son ancienne maison de disque. Mariah ne peut interdire la sortie de cet opus qui s'écoule à environ 4,8 millions d'exemplaires au total[6], en ajoutant le renouveau des ventes en 2005.
En octobre 2001, Mariah est hospitalisée suite à une dépression nerveuse (l'empêchant ainsi de promouvoir la BO de Glitter à travers le monde). Elle, qui a été si longtemps considérée par la presse américaine comme la « petite cendrillon de l'Amérique » et qui a été le modèle vocal de toutes les jeunes artistes dites « à voix », vit ses heures les plus noires : les médias s'attaquent à ses goûts vestimentaires, à son physique, à ses envies de carrière cinématographique. On parle même de tentative de suicide, ce que Mariah nie par la suite ; la diva se réfugie ainsi chez sa mère. Pour clore cette période difficile, son père, avec qui elle tentait de lier à nouveau des liens solides, meurt.
Sur le sentier de la reconquête (2002-2004)
Mariah Carey, remerciée à l'amiable par Virgin, signe en mai 2002 un contrat chez Universal et crée son propre label MonarC. Elle joue dans un film intitulé Wisegirls qui, contrairement à Glitter, reçoit de très bonnes critiques : Mariah crée la surprise en jouant le rôle d'un dealer de drogue. Son jeu d'actrice fut fortement apprécié lors du célèbre Festival International du Film de Toronto où le film fut présenté.
Fin 2002, elle sort Charmbracelet, album principalement dédié à son père dont sont extraits les singles Through The Rain (no 1 en Espagne et aux Philippines, no 7 en Italie et en Suisse, no 8 au Royaume-Uni), Boy (I Need You), I Know What You Want (un featuring avec Busta Rhymes, gros et unique réel succès mondial de cet opus) et Bringin' On The Heartbreak (no 1 aux Philippines). L'album sera vendu à 3,1 millions d'exemplaires[6]. Cet album, attendu par la critique après le premier échec, est à nouveau un demi-flop. Mais le but de cet album n'était pas commercial : il est dédié à son père et consacré à tous les admirateurs de la chanteuse, qui l'ont ainsi soutenu pendant sa période de dépression.
Mariah entame alors une tournée marathon de 69 dates : le Charmbracelet Tour, dont certains spectacles en Chine et en Malaisie, pays peu souvent visités par les artistes.
En octobre 2003, Sony, son ancienne maison de disque, sort un album de remixes intitulé The Remixes. Cet album qui devient définitivement un collector, selon les dires de la chanteuse, contient de nombreux no 1 des clubs US[réf. nécessaire], et s'écoule à près de 800 000 exemplaires dans le monde[6]. Mariah n'aurait pas participé à la promotion de cet album et aurait aggravé ses mauvaises relations avec Sony ; cependant, lors d'une interview, il a été suggéré qu'elle a participé à l'élaboration de ce collector.
Le retour depuis 2005
Mariah Carey en 2006 au Grammy AwardsMalgré les échecs qu'elle rencontre, Mariah Carey travaille d'arrache-pied en 2004 pour réaliser son nouvel album. C'est en collaboration avec les plus grands noms du R&B et du rap américain (Jermaine Dupri, The Neptunes, Snoop Dogg, Pharell Williams, Kanye West, ...) qu'elle achève un album concept, le plus travaillé de toute sa carrière - selon ses dires - après son premier album éponyme. The Emancipation of Mimi, sorti le 12 avril 2005, est annoncé comme « Le retour de LA Voix » (The return of THE Voice) par les médias américains, acclamant le dernier album de Mariah Carey comme étant son grand retour sur la scène internationale après les échecs commerciaux de Glitter et de Charmbracelet. La réapparition de Mariah Carey après plus d'une année d'absence complète des projecteurs, ainsi que la qualité de ses performances vocales lors du Charmbracelet Tour, lui permettent d'être fortement plébiscitée par le public. Ainsi Mimi débute à la première place des ventes d'albums aux États-Unis[4] la première semaine avec des ventes de plus de 404 000 exemplaires (le meilleur chiffre de ventes de Mariah Carey en carrière pour une première semaine) et son album devient le plus vendu aux États-Unis au cours de l'année 2005[9] en devenant sept fois disque de platine.
Le premier single issu de l'album est It's Like That. Le titre, sorti quasiment partout dans le monde, devient no 1 au Japon, en Israël, en Croatie, à Taïwan, à Hong-Kong et aux Philippines. Mais c'est avec le deuxième single de l'album, We Belong Together, que la chanteuse signe sans conteste son retour. Bénéficiant d'une large diffusion au sein des radios américaines, il devient le 16e single de Mariah Carey à atteindre la première place du Hot 100[5] (son premier depuis Thank God I Found You sorti en 2000). Cette chanson est devenue la plus diffusée de l'histoire de la musique américaine (battant le record accompli par Mario et son titre « Let Me Love You » sorti quelques mois plus tôt). Avec le succès de son album et de ses singles, Mariah Carey décide de se faire plaisir en sortant la chanson qu'elle préfère sur ''The Emancipation of Mimi : Shake It Off. Ce titre - qui ne sort qu'aux États-Unis et dans les pays anglophones - cartonne : il atteint la 2e place aux États-Unis[5] juste derrière We Belong Together faisant de Mariah Carey la première artiste à classer deux titres au sommet des charts américains en même temps. Son 4e single Don't Forget About Us ne dément pas le retour de Mariah Carey et devient sa 17e chanson à être no 1 aux États-Unis et au Brésil[5]. Ce titre apparaît sur la réédition de The Emancipation of Mimi, sortie le 15 novembre aux États-Unis et qui comporte quatre titres bonus. En 2006, elle tourne le clip de say something à Paris.
La chanteuse reçoit une trentaine de récompenses pour cet opus. C'est incontestablement un retour au sommet pour celle que tous pensaient sur le déclin. De plus, Mimi s'engage dans la foulée dans une nouvelle tournée baptisée : « The Adventures of Mimi : The Voice, The Hits, The Tour » qui débute en Tunisie le 22 juillet 2006, visitant ainsi pour la première fois le continent africain. La diva régnant à nouveau sur l'industrie du disque, le monde de la publicité lui offre (de nouveau) de gros contrats : c'est ainsi que Mariah Carey participe à une publicité pour la marque Intel et qu'elle devient la nouvelle égérie de Pepsi et Gillette Venus (Mariah Carey s'est d'ailleurs vu remettre le prix « Legs of Goddess » à traduire par « Jambes de Déesses » à New York). La belle aussi crée une vingtaine de sonneries pour téléphones à la demande la marque Motorola. Ensuite Mariah Carey devient la nouvelle égérie de la marque italienne Pinko[10], qui a notamment compté dans ses rangs Naomi Campbell et Eva Herzigova. En août 2006, Def Jam a rapporté que l'album « The Emancipation of Mimi » s'était écoulé à près de 10 millions d'exemplaires dans le monde[7],[6].
Elle prépare son grand retour au cinéma dans un film nommé Tennessee dont le tournage s'est terminé en mars 2007. En août 2007 est commercialisé aux États-Unis son parfum M By Mariah Carey, et dès septembre celui-ci est lancé avec succès dans le monde entier. La fin de l'année 2007 est chargée pour la diva : elle se consacre au tournage d'un nouveau film (dans lequel elle interprète son propre rôle) intitulé You Don't Mess with the Zohan, mais aussi à la préparation d'un nouvel album (produit par Jermaine Dupri), qui se nomme E=MC² prévu initialement pour le mois de novembre 2007, puis repoussé au 15 avril 2008. Le premier single extrait de l'album est Touch My Body.
Aux États-Unis, l'ensemble des albums de Mariah Carey est certifié à hauteur de 62,5 millions[11]. En 2003, d'après les World Music Award, elle avait vendu plus de 155 millions d'albums. Enfin, Mariah Carey a fini de travailler sur le film Tennessee. Quant au double DVD de sa tournée de 2006 - « The Adventures of Mimi Tour » -, il est sorti en novembre 2007 en France. En 2008, ses ventes d'albums sont certifiées à 165 millions d'exemplaires sans le comptage des ventes de singles.
Mariah Carey en 2008 avec T-Pain interprétant le tube "Migrate"Après près de 3 ans d'absence, Mariah Carey sort enfin sont nouvel album intitulé E=MC². L'album très hétéroclite, remporte un énorme succès aux USA, avec dès la semaine de sa sortie 463 000 ventes[12], devenant ainsi le 6e album de Mariah Carey no 1 aux Billboard 200[4] et y restera 2 semaines. Le 1er single Touch My Body, sera lui aussi no 1[5] pendant 2 semaines. Mariah Carey s'est lancée dans une tournée promotionnelle aux USA (Los Angeles, New York), en Europe (France, Allemagne, Angleterre) au Japon et en Chine. Elle devrait aussi allé prochainement encore en Europe en Angleterre, à Londres et en France, à Monaco.
Le 30 avril 2008[13], Mariah Carey s'est mariée, aux Bahamas, avec l'acteur et musicien Nick Cannon de 10 ans son cadet.
Accomplissements artistiques
Sa voix
Mariah Carey est une chanteuse de type soprano coloratura. C'est notamment grâce à sa maîtrise de la voix de sifflet, mécanisme III), que Mariah Carey réussit à atteindre des notes exceptionnellement aiguës. La différence entre sa note la plus aigüe (le sol dièse de la 7e octave), qu'elle a réalisé par deux fois sur le titre Emotions lors des MTV Awards de 1991, mais quotidiennement elle ne dépasse pas le Mi du 7e octave, et sa note la plus grave (le do d'ouverture du 3e octave, entendu dans plusieurs de ses chansons, notamment My All et You and I, un hommage à Stevie Wonder - 2003 ou bien lors du Superbowl aux USA en février 2002) est de 33 notes. Son étendue vocale est ainsi estimée à 5 octaves. Elle a été citée dans le livre des records[réf. nécessaire] pour être la seule personne à avoir poussé la note du sol du 7eoctave. Elle a vu son record dépassé par Georgia Brown.
Distinctions artistiques
1 Special Achievement Award aux World Music Awards de Monaco (2008)
American Heroes Award (2003, 2005)
American Music Award (1991, 1992, 2 x 1993, 1995, 2 x 1996, 1998, 2000, 2005)
Aretha Franklin Award (1998)
ASCAP Pop Award (1997)
Australien Record Industry Association Award (3 x 1994)
Bambi (2005)
Billboard Music Award (6 x 1991, 2 x 1992, 1993, 4 x 1996, 1998, 1999, 2002, 5 x 2005)
Blockbuster Award (1995, 2 x 1996, 1997, 1999, 2000)
BMI Pop Award (4 x 1991, 1992, 3 x 1993, 1994, 3 x 1995, 1996, 4 x 1997, 1998, 4 x 1999)
Capital FM Music Award (2005)
DMX Music Award (2000)
Echo Meilleur Artiste(1995)
Grammy (2 x 1991, 3 x 2006)
Groovevolt Award (4 x 2004, 2005, 6 x 2006)
Howard Humanitarian Award of Congressional Award Foundation (1999)
International Achievement In Arts Award (1998)
Jammy Award (4 x 2006)
Lady of Soul Award (2 x 2005)
Long Island Music Award (1998)
Make-A-Wish Foundation's 2000 Chris Grecius (2001)
MTV Asia Lifetime Achievement Award (2004)
MTV European Music Award (1994)
MTV India Award (2005)
MTV Music Video Award (2005)
MTV Total Request Live Award (2003, 2006)
NAACP Image Award (1999, 2006)
National Dance Music Award (3 x 1996)
New York City Music Award (1991, 2003)
NRJ Music Awards (2000, 2003)
Otto Award Bravo Magazin (1994, 1995, 1996, 1997)
Quincy Jones Award (2003)
Radio 100 Kiss Award (2005)
Radio Music Award (2001, 4 x 2005)
Recording Academy Honors for outstanding achievements XM Nation Music Award (2005)
Recording Industry Association of America commemorative award (2003)
Rockefeller Center Award (2x 1994)
Rolling Stone Award (1991)
Smash Hits Award (1994, 1995)
Soul Train Award (3 x 1990, 2x 2006)
Teen Choice Award (2 x 2005)
The Reign Outstanding Achievement Award (2005)
VH-1 Award (1997)
VIBE Award (4 x 2005)
Virgin Media Music Awards : Best Comeback (2008)
World Music Award (3 x 1995, 4 x 1996, 2 x 1998, 2 x 2000, 2003, 4 x 2005)


